Open source, en français « code source ouvert », désigne un logiciel dont le code source, c'est-à-dire les instructions lisibles par un humain qui le font fonctionner, est publié pour que chacun puisse le lire, l'utiliser, le modifier et le partager. Ces droits viennent d'une licence attachée au code. WordPress, Linux, Firefox, WooCommerce et PrestaShop, né en France, en sont des exemples connus.

Le sujet concerne toute personne qui choisit des outils pour une activité en ligne. Les solutions open source semblent souvent gratuites face aux plateformes payantes, et d'une certaine façon elles le sont. Cette page explique ce que veut vraiment dire le terme, comment fonctionnent les licences, ce que coûte un logiciel open source à faire tourner et comment choisir entre open source et service hébergé.

Qu'est-ce que l'open source ?

Un logiciel est open source quand son code est accessible et que sa licence accorde un ensemble de libertés. L'Open Source Initiative, l'organisation qui tient la définition officielle, liste dix critères. En pratique, ils se résument à quelques droits.

  • L'utiliser pour n'importe quel usage, y compris commercial, sans demander d'autorisation.
  • Lire le code pour comprendre comment il fonctionne.
  • Le modifier pour l'adapter à vos besoins.
  • Le partager, tel quel ou modifié, avec les mêmes libertés.

C'est la licence qui rend un logiciel open source. Publier du code sur GitHub ne suffit pas. Sans licence, l'auteur garde tous ses droits et personne ne peut légalement le réutiliser.

Un peu de vocabulaire aide à s'y retrouver.

  • Logiciel libre : une notion proche, portée par la Free Software Foundation, centrée sur la liberté des utilisateurs plutôt que sur la méthode de développement. En français, « libre » lève l'ambiguïté de l'anglais « free », qui veut dire à la fois libre et gratuit.
  • Logiciel propriétaire : un code détenu par une entreprise et non partagé, utilisé sous licence commerciale. La plupart des SaaS sont propriétaires.
  • Source disponible : un code que l'on peut lire mais avec des restrictions, comme l'interdiction d'un usage commercial concurrent. Il ressemble à de l'open source sans répondre à la définition officielle.
  • Auto-hébergé : vous installez et faites tourner le logiciel sur votre propre serveur. La plupart des outils métier open source sont auto-hébergés, même si certains éditeurs vendent aussi une version hébergée.
  • Édition communautaire et édition entreprise : beaucoup d'éditeurs proposent une version open source gratuite et une version payante avec plus de fonctionnalités et du support.

Pourquoi c'est important

L'open source compte parce qu'il change ce que vous payez. Vous ne payez pas de licence, mais vous payez en temps, en hébergement et en compétences.

Imaginons une petite marque qui compare deux façons de faire tourner une boutique de 500 commandes par mois. Une plateforme hébergée coûte 39 € par mois, hébergement, sécurité, mises à jour et support compris, soit environ 470 € par an. Une boutique open source, comme WooCommerce ou PrestaShop, se télécharge gratuitement. Mais la marque a besoin d'un hébergement à environ 30 € par mois, de quelques modules payants pour environ 300 € par an, et d'un développeur pour l'installation, les mises à jour et les corrections, disons 5 heures par mois à 60 € de l'heure. Cela fait environ 4 260 € par an, sans compter la création initiale.

L'option open source offre plus de liberté. La marque peut tout modifier, posséder son code et changer d'hébergeur quand elle veut. L'option hébergée coûte moins cher et ne demande aucune compétence technique. Aucune n'est meilleure dans l'absolu. Le bon choix dépend de vos compétences, de votre budget et du caractère inhabituel de vos besoins.

Comment ça marche

Un logiciel open source suit un cycle de vie simple.

  • Un projet publie son code dans un dépôt public, souvent sur GitHub ou GitLab, avec un fichier de licence.
  • La licence fixe les règles. Les licences permissives comme MIT, Apache 2.0 et BSD permettent presque tout, y compris réutiliser le code dans un produit fermé. Les licences copyleft comme la GPL imposent que les versions modifiées que vous distribuez restent ouvertes sous la même licence. L'AGPL étend cette règle aux logiciels proposés en ligne. En France, la licence CeCILL, compatible avec la GPL, est souvent utilisée par les organismes publics.
  • Les gens l'utilisent et l'améliorent. Les utilisateurs signalent des bugs, des développeurs proposent des modifications et les mainteneurs les relisent et les intègrent.
  • Les versions et mises à jour s'enchaînent. Les nouvelles versions ajoutent des fonctionnalités et corrigent des failles. Si vous hébergez vous-même le logiciel, appliquer les mises à jour est votre travail.
  • L'argent vient de ce qui entoure le code. Les projets se financent par des offres d'hébergement, des éditions payantes, des contrats de support, des sponsors ou des entreprises qui en dépendent.

Repères et exemples

  • Sites et contenus : WordPress fait tourner une grande partie des sites web, et beaucoup de CMS headless, comme Strapi et Payload, sont open source.
  • E-commerce : WooCommerce, PrestaShop et Magento Open Source permettent de faire tourner une boutique sur son propre serveur.
  • Infrastructure : Linux fait tourner la majorité des serveurs du monde, et une grande partie d'internet repose sur des bases de données et des serveurs web open source.
  • Outils du quotidien : Firefox, VLC, LibreOffice et Blender sont open source.
  • Coûts habituels d'une boutique open source : un hébergement de 10 € à 100 € par mois pour une petite boutique, des thèmes et modules premium de 50 € à 300 € chacun, et du temps de développeur, de quelques heures par mois à un poste à temps plein quand l'activité grandit.
  • Qui l'utilise : les développeurs, les agences, les entreprises avec une équipe technique et les marchands aux besoins très spécifiques. Les créateurs et les petites boutiques sans aide technique préfèrent en général les outils hébergés.

Erreurs fréquentes

  • Croire que open source veut dire gratuit. La licence est gratuite, mais l'hébergement, la maintenance et les compétences ne le sont pas.
  • Ne pas faire les mises à jour. Les modules et versions obsolètes sont une cause fréquente de sites piratés.
  • Ignorer la licence. Utiliser du code sous GPL ou AGPL dans un produit que vous vendez peut vous obliger à partager votre propre code. Vérifiez avant de construire dessus.
  • Installer trop d'extensions. Chaque module ajoute un risque, ralentit le site et peut casser lors des mises à jour.
  • Choisir un projet abandonné. Un projet sans version récente ni mainteneur actif risque de ne plus recevoir de correctifs de sécurité.

Bonnes pratiques

  • Vérifiez l'activité avant d'adopter un outil. Regardez la date de la dernière version, le nombre de contributeurs et la rapidité des réponses aux problèmes signalés.
  • Lisez la licence. Sachez si elle est permissive ou copyleft et ce que cela implique pour votre usage.
  • Budgétez le coût complet. Incluez l'hébergement, les sauvegardes, la sécurité, les mises à jour et le temps de développeur, pas seulement l'installation.
  • Gardez tout à jour. Planifiez les mises à jour chaque mois et testez-les d'abord sur une copie de votre site.
  • Limitez les extensions. N'installez que les modules nécessaires, depuis des sources fiables.
  • Contribuez quand vous le pouvez. Signaler des bugs, soutenir les mainteneurs ou partager des correctifs fait vivre les outils dont vous dépendez.

Dans Roctify

Roctify est une plateforme hébergée avec son propre code. Vous n'avez rien à installer, héberger ou mettre à jour. La sécurité, l'hébergement avec SSL gratuit, les mises à jour et les sauvegardes sont gérés pour vous, et vous démarrez gratuitement avec 10 produits et 0 % de frais de transaction sur toutes les offres. Cela supprime le travail technique qui accompagne une boutique open source auto-hébergée.

En contrepartie, vous ne modifiez pas le code de la plateforme. Vous disposez à la place d'une page de lien en bio, d'une boutique complète et d'un catalogue partagé prêts à l'emploi, et vos données restent à vous, avec l'export des clients et des commandes sur l'offre Pro.

FAQ

Un logiciel open source est-il gratuit ?

Le logiciel se télécharge et s'utilise gratuitement, mais le faire tourner l'est rarement. Vous payez en général l'hébergement, les extensions premium, la sécurité et le temps de la personne qui le maintient à jour. Certains projets vendent aussi des éditions payantes ou du support.

Quelle différence entre open source et logiciel libre ?

Les deux donnent le droit d'utiliser, d'étudier, de modifier et de partager le code, et la plupart des licences entrent dans les deux catégories. La différence tient surtout à la philosophie. Le logiciel libre met en avant la liberté des utilisateurs comme principe éthique, l'open source les avantages pratiques d'un développement ouvert.

L'open source est-il sûr pour une boutique en ligne ?

Il peut l'être tout à fait, car beaucoup de personnes relisent le code des projets populaires. La sécurité dépend de la façon dont vous le gérez. Mettez à jour le cœur, le thème et les modules, utilisez des extensions fiables, choisissez un hébergeur sérieux et faites des sauvegardes régulières. Une boutique laissée sans mises à jour est le principal risque.